Billet #5 Interview d’Islem Malki

L'interview d'Islem Malki

Son parcours :

  • Ingénieur des mines d’Alger, mais déjà passionné par l'informatique à cette époque, il ne travaillera que peu dans l'industrie minière.
  • Venu en France, il obtient un master spécialisé en développement durable et management à Nancy puis un Master en informatique à Aix-en-Provence.
  •  Il travaille ensuite à Bordeaux dans une entreprise de logiciel pour l'industrie en réalité augmentée.

Comment est venue cette idée d'entreprendre?

"Je voulais entreprendre depuis le tout début de ma carrière, mais je n'avais pas encore l'idée qui me permettrait de développer un projet. C'est en travaillant au sein d'une entreprise à Bordeaux sur les logiciels en réalité augmentée que j'ai commencé à réfléchir à créer ma propre entreprise en Algérie.  Mais en continuant de travailler ce n'était pas simple. Une connaissance m'a parlé de l'IRD et de l'appel à projet MEETAfrica. J'ai postulé pour pouvoir être accompagné, ne pouvant mener à bien ce projet seul.

Mon projet d'entreprise propose deux  services :  Une aide pour réduire la fracture numérique des entreprises africaines qui n'ont pas vraiment actuellement d'outils 3D. Mais aussi un service en réalité augmentée, pour donner des outils d'aide à la vente aux entreprises commerciales. Ce qui leur permet de valoriser les produits : fini le catalogue papier rigide et peu écologique, place au virtuel 3D en temps réel ! Voir un meuble sur papier c'est une chose, mais pouvoir le voir en trois dimensions est intéressant pour le client, et donc pour l'entreprise. "

Comment le programme MEETAfrica vous a-t-il aidé?

"MEETAfrica a été un accompagnement de long terme très important pour moi. Le programme m'a permis de créer mon business model notamment, qui est très compliqué à faire dans le secteur des services.  J'ai aussi eu la possibilité de  me déplacer dans le pays d'origine (Algérie) pour constater mon marché : Comme je crée des outils qui peuvent être nouveaux, c'est toujours plus compliqué de trouver son marché, ce dernier n'existant pas encore forcément. Le co-accompagnement par l'organisme en Algérie (ANVREDET) permet à ce titre d'ouvrir de belles perspectives.

L'aide financière du programme m'a également permis de produire mon prototype, que je n'aurai sans doute pas pu développer sans ce soutien. "

Quelles ont été les grandes étapes et difficultés rencontrées sur la voie de l'entrepreneuriat?

"Pour l'instant j'en suis encore au stade de projet, et les plus grandes étapes ont été réalisées avec l'accompagnement de MEETAfrica : le business plan, la création du prototype... La communication commence également à se mettre en place, avec un logo, prochainement un site internet. "

Quelle est la valeur ajoutée de votre entreprise pour l'Afrique?

  • + Réduction de la fracture numérique qui touche le continent.
  • + Amélioration des pratiques commerciales en Algérie dans le secteur de l'ameublement.
  • + Création d'emplois dans un secteur innovant.

Quels conseils donneriez-vous aux futurs entrepreneurs?

"Il faut à tout prix réussir à garder le moral et bien étudier tous les aspects pour entreprendre en Algérie (dans mon cas), ou son pays d'origine. Il ne faut jamais se dire que ce que l'on souhaite faire n'existe pas :  Il va toujours ou presque exister un service ressemblant, de près ou de loin. Ce n'est pas grave ! Il faut croire en son idée et se dire qu'elle peut, elle aussi, se faire une place sur le marché.

L'entreprise est facile à créer en soi, ce qui peut être surprenant. Mais la suite est elle bien plus difficile, et nécessite de s'accrocher pour espérer perdurer. D'où la nécessité d'un accompagnement sur le temps long !"

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